Le site d'Anny Bloch-Raymond
Chercheure en sciences sociales

Que trouver sur cette page ?
Mes principaux thèmes de recherche
  1. Judaïsmes, histoire et transmission
    • Les Eclaireuses Eclaireurs Israélites de France (EEIF) Une émission de radio à réécouter :
    • Un marqueur identitaire : la cuisine qu'elle soit transmise à la manière alsacienne ou réinventée à la manière créole de La Nouvelle Orléans.
    • Une identité transmise : "Les écoles primaires en Alsace au XIXe siècle" in Archives juives, Revue d'histoire des juifs de France, n°39/2, 2006.

      Le heder d'Ancien Régime se transforma petit à petit à partir de la Restauration en école primaire à la française, dans le cadre des lois scolaires du pays. Compliquée par l'extrême dispersion de l'habitat rural, cette transformation fut lente et inégalement répartie, au fur et à mesure du remplacement des anciens maîtres par des instituteurs sortis des écoles normales et de la prise en charge par les communes d'une partie des frais. Elle était à peu près réalisée avant la guerre de 1870 qui fit échapper l'Alsace à la loi Jules Ferry de 1882 puis à la laïcité issue de la Séparation des Eglises et de l'Etat de décembre 1905. Une école de filles fut ouverte à Strasbourg en 1844. Le réseau des écoles primaires israélites fut laminé par l'exode rural et disparut totalement après le retour de l'Alsace à la France en 1918.

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    • Le refuge cévenol :
      • La vie des juifs réfugiés en Cévennes : Mémoire et mémoires à l’œuvre : enquête sur le refuge des Juifs en Cévennes (1940-1944), in Ethnologie française, Des mondes juifs contemporains, 2013, 4, p.691-699
        Un regard historique et ethnologique sur les modes de survie des Juifs réfugiés en Cévennes durant la Seconde Guerre mondiale révèle comment la protection des habitants, l’influence des réseaux de pasteurs tout comme leurs propres rôles actifs dans la vie au quotidien ont permis de sauver plus de mille d’entre eux ... [Lire l'article +]
      • L'accueil par les protestants cévenols des juifs chassés par le nazisme et le régime de Vichy a été la source de nombreux travaux, notamment l'ouvrage Cévennes, terre de refuge, 1940-1944 établi sous la direction de Philippe Joutard, Jacques Poujol et Patrick Cabanel et auquel j'ai donné un chapitre. [En savoir plus +]
      • Retour à Vialas, sur les traces familiales : «Il ne fallait pas que le bébé braille »
        Les témoins réfugiés que j’ai interrogés racontaient une vie aux conditions difficiles mais non pas clandestine. Ils s’étaient rendus chaque jour au Cours complémentaire sous leurs vrais noms. Le village avait été protecteur. Il ne pouvait se comparer au village de Chambon sur Lignon. Et pourtant … [Lire l'article +]
      • Au cours de l'année 2012 deux cérémonies ont été l'occasion d'une remémoration de ces gestes salvateurs :
        D'une part le village de Vialas (Lozère) a, le 28 mai, rendu hommage à l'ensemble de ses habitants avec le dévoilement d'une plaque commémorative.
        D'autre part, le 22 août l'Assemblée du Désert a célébré l'anniversaire de l’appel lancé le 6 septembre 1942 par le pasteur Marc Boegner. Lire mon témoignage et visionner le diaporama.
      • Le 16 juillet 2013, dans le cadre des petits mardis de la bibliothèque, j'ai rencontré les habitants de Vialas autour du thème "La mémoire des parents et des enfants juifs accueillis à Vialas et dans la région et la question des Justes."
        Voir le reportage photographique de Jean Raymond et écouter mon témoignage.
    • Le Plateau Vivarais-Lignon
  2. Migrations juives françaises et allemandes aux Etats-Unis
    • Cf. particulièrement ma thèse :
      Les migrants juifs français et allemands de la vallée rhénane installés au Sud Etats-Unis depuis quatre générations ont laissé des traces de leurs voyages et de leur adaptation au nouveau continent. Leurs récits et les témoignages de leurs descendants recueillis pour cette thèse posent la question des modalités de leur transplantation, des modèles professionnels adoptés, de l’appartenance religieuse et de la définition des relations aux autres, qu’il s’agisse des autres diasporas juives, de la minorité africaine-américaine ou de la société majoritaire. [Voir l'abstract +]
    • A la merci de courants violents : les émigrés juifs de l'est de la France aux Etats-Unis [Lire l'article +]
    • "Migrants juifs dans le sud des Etats-Unis au XIX° siècle face à l'esclavage et à la guerre de Sécession" in Appartenances. Partir. Partager. Demeurer. Ouvrage coordonné par Gilbert Vincent et Juan Matas, PUS, 2011, p. 93-109.

      "L’intégration du nouvel arrivant s’opère selon une alchimie singulière, celle d’une pratique où se conjuguent les termes de séparation et d’adoption. L’appartenance se construit tout à la fois en référence à une dette à l’égard du pays qu’on a quitté, au modèle d’un contrat à remplir vis-à-vis du nouveau pays. Les Américains utilisent le terme de commitment, ou belonging." [Lire l'article +]
  3. L'écriture en sciences sociales
    • Un exemple d'identité ashkénase : le retour en Pologne retracé grace à un Carnet de voyage et à un Diaporama
    • Hommage à notre président, Freddy Raphaël, 36e Colloque SHIAL 2014

      Le 36e colloque de la Société pour l’Histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine (SHIAL) est l’occasion de rendre hommage à Freddy Raphaël qui en a été le président durant trente sept ans. La société a été créée peu après le Musée alsacien sous l’égide de l’historien rabbin Moise Ginsburger, le 1er janvier 1905 ...
      [Lire l'hommage]

  4. Anthropologie de l'espace : frontières, paysages et forêts rhénanes
    • Une culture des frontières entre l'Alsace et la Palatinat ? Etat cruel des lieux (En collab. avec Alain Ercker) [Lire l'article +]
    • San Francisco, ville scénographique, ville frontière :
      "San Francisco est la ville d’or du Pacifique, ultime frontière américaine. Rien à voir avec la "frontière" (border, limits, Grenze), territoire défini comme ligne ou zone entre deux états ; ni avec la Trieste austro-hongroise, racontée par Claudio Magris en 1982. La frontière américaine est évolutive, mouvementée, créatrice. Elle apparaît comme une avancée des hommes sur le monde sauvage (wilderness). La frontière en Amérique représente la conquête de l’ouest sauvagement acquis parfois ..." [Lire l'article +]
    • Les façades de la désobéissance : tags, graffs et fresques murales : Les tags et les graffs pourraient être interprétés comme la défense et l'illustration de communautés d'une part, traces et expression artistique de groupes multiculturels de l'autre, exprimant révolte et recherche de sens, mémoire collective, repères historiques et spirituels dans l'espace public. Si les contenus d'expression, le style et les formes des deux mouvements sont différents, les valeurs qui s'expriment sont proches : valeur éducative de l'art, traduction de l'histoire d'un groupe, réponse au statut de dominés, dénonciation et refus de l'exclusion sociale. Cette expression veut atteindre un public populaire. Dans tous les cas, on ne trouve pas d'opposition entre socio-politique et art, mais une sorte de combinatoire qui réunit pragmatisme et post-modernisme.
      "Ces inscriptions désobéissent aux règles habituelles de l’espace urbain, enfreignent les codes traditionnels de l’aménagement, transgressent les interdits et apparaissent comme une violence au regard de nombre d’habitants. Le tag s’inscrit dans une thématique « gigogne » reposant sur le tryptique « violences, insécurité, incivilités." Cet article a été publié par la Revue des sciences sociales, 2002, n°29. [Lire l'article +]